Les pollens d’ambroisie sont bien présents le long de la vallée du Rhône annonçant le retour des allergies. Comme chaque année, le pic de pollinisation devrait arriver vers la fin du mois d’août.
Il est maintenant essentiel de profiter des prochaines semaines pour détruire les derniers foyers présents sur votre commune et ainsi limiter la production de pollens allergisants.
Pour rappel, l’ambroisie se développe de préférence dans les parcelles mises à nu ou remaniées.
Ces sites présentent des déséquilibres, souvent dus aux activités humaines, et la compétition de la végétation locale est insuffisante pour freiner le développement de l’ambroisie.
En bords de route
Les bords de route constituent à la fois une zone d’introduction et de dissémination de l’ambroisie. Lors des interventions de fauchage à venir, veiller à bien régler la hauteur de coupe afin de gérer les ambroisies sans pour autant déranger la surface du sol. Une hauteur de 10 cm permet de maintenir un couvert végétal dense qui freinera les futures levées d’ambroisies et limitera les risques d’érosion tout en détruisant les inflorescences. Avec les conditions météo difficiles de cette fin de printemps/début d’été, les passes de sécurité ont parfois dû être retardées. Si une intervention a été réalisée en juillet, une seconde fauche n’est pas toujours utile ; seule une visite de terrain permet de juger du niveau de développement des ambroisies et la nécessité d’une coupe spécifique.
En milieu agricole
Suite aux récoltes de blé/colza, de nombreuses parcelles agricoles se retrouvent sans couverture végétale, avec un risque important d’apparition d’ambroisie. Bien gérer son interculture est essentiel pour mener une lutte efficace et durable. Durant cette période, plusieurs techniques permettent de gérer efficacement les levées d’ambroisie : broyage, déchaumage mécanique, implantation d’un couvert végétal… Ces stratégies ne sont pas toutes applicables au même moment et certaines interviendront plus tardivement.
Le choix de la technique adaptée doit donc être raisonné selon plusieurs paramètres : conditions météo, matériel disponible, coût de l’intervention…
Lors des futures prises de contact avec les exploitants agricoles de votre territoire, assurez-vous qu’une gestion est envisagée en ayant conscience de ces éléments et privilégiez le contact humain, avec dialogue et diplomatie.